Dans la course à l’IA, une question revient sans cesse chez nos clients : à quel point ces nouveaux “agents” peuvent-ils réellement transformer le travail au quotidien ?
Lors d’une conférence récente réunissant trois CEO du secteur — Arvind Jain (Glean), Sarah Franklin (Lattice) et Jarek Kotylowski (DeepL) — une certitude s’impose : les AI agents s’installent partout, et ils changent déjà la manière dont les organisations fonctionnent.
Chez Headley & Co, où nous accompagnons les entreprises dans l’adoption raisonnée de ces technologies, leur vision résonne fortement : les user agents ne sont plus un gadget, ils deviennent un nouveau coworker — silencieux, mais redoutablement efficace.
L’IA dans l’entreprise : d’abord comme “assistant” universel
Les trois dirigeants partagent un constat :
L’IA est désormais déployée dans tous les métiers : vente, marketing, support, RH, ingénierie…
Chez Glean, la bascule est très concrète :
-80 % des tickets support sont résolus automatiquement,
-la majorité du code est aujourd’hui rédigée par l’IA,
-mais cela ne représente encore qu’environ 20 % du cycle complet de développement.
Pour Arvind Jain, ces agents sont encore loin d’être des collaborateurs autonomes : ils épaulent, ils accélèrent, mais ne remplacent pas la supervision humaine.
Chez Lattice, même logique :
Les agents répondent aux questions internes, soutiennent les opérations commerciales et administratives. Sarah Franklin observe une dynamique inattendue :
“Les agents libèrent du temps, mais surtout, ils améliorent la communication, la collaboration… et même la mobilité interne. Un marketeur peut coder avec un agent.”
Chez DeepL, la perspective est plus cognitive que fonctionnelle :
Pour Jarek Kotylowski, un agent IA est un raisonneur généraliste, capable d’intervenir partout où une logique, une structure ou une analyse est nécessaire.
Dans la traduction, c’est déjà visible :
-l’IA produit un premier jet,
-l’humain ajuste le ton, le contexte, la cohérence narrative.
Le duo devient la norme.
Le vrai impact : un coworker qui s’invite dans toutes les fonctions
Les dirigeants sont unanimes :
les agents IA vont toucher chaque département, y compris les métiers historiquement “humains” comme la finance ou le juridique.
Par exemple :
-l’IA analyse un contrat,
-le juriste finalise et nuance.
L’objectif n’est pas de remplacer, mais d’augmenter.
On ne parle plus de productivité au sens classique, mais d’un multiplicateur d’efficacité individuelle.
Sarah Franklin insiste sur un point que nous constatons aussi chez nos clients :
“Ce n’est pas une transformation technologique. C’est une transformation culturelle.”
On passe d’une logique humain vs IA à un modèle humain + IA, une collaboration hybride qui redéfinit les contours même du travail.
Automatiser le répétitif pour libérer le stratégique
Ce qui émerge est clair :
-les tâches routinières s’automatisent,
-les humains se concentrent sur les arbitrages, les décisions complexes, la créativité, le relationnel,
-les métiers évoluent plutôt qu’ils ne disparaissent.
La nouvelle compétence clé devient : savoir travailler avec un agent d’IA.
Pas seulement le “prompter”, mais le piloter, le superviser, le challenger.
Chez Headley & Co, nous parlons déjà de skillset augmenté : collaboration, orchestration, vérification, structuration — de nouvelles réflexes professionnels.
A retenir
Les agents IA transforment silencieusement le travail réel.
Ils fluidifient les process, effacent les frictions internes, accélèrent la création de valeur.
L’enjeu n’est plus l’adoption technologique, mais l’adaptation organisationnelle : comment structurer les équipes, les rôles, les workflows autour de ces nouveaux “coworkers digitaux”.
Les agents IA ne demandent jamais de café, ne prennent pas de vacances, ne s’épuisent pas — mais ils ont besoin de vous pour devenir vraiment utiles.
Et c’est là que tout se joue.
Par catherine Headley
